Porter les cornes.

Publié le par Alain Streck


      Porter les cornes, c'est être trompé par un conjoint infidèle. On dit aussi être cocu, par référence au coucou, dont la femelle pond ses œufs dans des nids étrangers.

    Cette expression est d'origine grecque. Les Grecs appelaient "bouc" le mari trompé et "fils de chèvre" l'enfant né d'un adultère. Les latins usaient d'une semblable métaphore en qualifiant le mari trompé de vulcanus corneus, que l'on peut traduire par "mari cornard".

   Les anecdotes suivantes, relatées dans le dictionnaire Grandjean, ne manqueront pas de vous faire sourire. 

    - L’évêque de Belley disait à un mari qui se plaignait hautement de l’infidélité de sa femme :
« Taisez-vous donc, il vaut mieux être Cornélius Tacitus que Publius Cornélius. » 

   - On montrait au maréchal de Saxe la cheminée par laquelle le duc de Richelieu entrait chez sa femme. Il dit « Je n’ai pas encore vu d’ouvrage à cornes comme celui-là. » 

   - Un muet demandait du bœuf à un garçon de restaurant en faisant le geste de placer deux doigts sur le front : « Que demande Monsieur ? dit la maîtresse de la maison. – Je crois qu’il demande le patron. »


 Références :
- Dictionnaire de Locutions proverbiales. Louis-Marius-Eugène Grandjean – Toulon – 1899

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